L'École des femmes

Télécharger L'École des femmes PDF En Ligne Gratuitement - De conception traditionnelle, cette collection a le mérite d'aborder l'œuvre intégrale sous des angles diversifiés. Outre le résumé détaillé des différentes parties et les commentaires composés qui le complètent, chaque ouvrage propose une synthèse littéraire assez riche : il y est question de l'auteur, des personnages, de la genèse et de l'architecture de l'œuvre mais aussi de ses particularités stylistiques, des réseaux d'intertextualité et des interprétations pos...
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Details of L'École des femmes
| Book's Title | L'École des femmes |
| Author | Molière |
| ISBN-10 | 2091512222 |
| Publication's Date | 29/08/2019 |
| Category | Satire |
| Tags | |
| Customer's Rating | 3.55 stars of 5 from 1689 Readers |
| Filename | l-39-école-des-femmes.pdf |
| Filesize | 21.39 MB (current server's speed is 22.72 Mbps |
Besides L'École des femmes, Molière also write another book such as Le Père Noël est une ordure, La controverse de Valladolid, Le Dindon, Pelléas et Mélisande, Spectacle, Antigone, Cyrano de Bergerac, Roméo et Juliette, Le Cid, Harry Potter et l'Enfant Maudit, Le Mariage de Figaro, Cyrano de Bergerac, La Cantatrice Chauve - La leçon, Andromaque, L'Île des esclaves, Antigone, L'Avare, Les fourberies de Scapin, Le malade imaginaire, Dom Juan, ou, Le festin de p.., Le Tartuffe, Le Bourgeois Gentilhomme
Voici un beau livre de Molière, le "géant" de la comédie. Arnolphe, bourgeois vaniteux maintenant âgé, voudrait se marier, mais craint d'être cocu.. Il prévoit donc de se marier sous le nom de "Monsieur de la Souche" avec Agnès, jeune fille innocente, pour qu'elle soit entièrement soumise à lui. En effet, Arnolphe a fait élever Agnès dans un couvent, loin du monde, de manière à ce qu'elle soit la plus "sotte" possible. Toutefois, pendant l'absence d'Arnolphe, Agnès est tombé amoureuse d'Horace, jeune galant et fils du meilleur ami d'Arnolphe, et devient donc plus intelligente et autonome grâce à la découverte de l'amour.. Ainsi, Horace décide de confier ses élans amoureux à Arnolphe-Monsieur de la Souche, entre ses craintes et ses espoirsainsi que ses défaites et ses victoires..Comme la plupart des comédies du XVII ème siècle, cette pièce en cinq actes a un dénouement heureux. J'ai beaucoup aimé, encore une fois, le style de Molière, l'histoire et la fin heureuse et paisible du merveilleux couple qu'est Agnès- Horace. Une belle pièce, à lire !! + Lire la suite
Arnolphe, dit M. de la Souche, désespère de pouvoir trouver un jour son bonheur sur le plan conjugal. Il considère les femmes comme des êtres frivoles, dénuées de bon sens. Il a peur d'être cocufié. Il pense ainsi que la meilleure solution serait d'en épouser une ne connaissant rien au monde et à ses perversions. L'ingénue est toute trouvée puisque sa pupille, Agnès, a été élevée dans un couvent. Mais bien évidemment, rien ne se passe comme prévu. Agnès n'éprouve absolument rien pour lui et s'est entichée d'Horace, le fils d'un ami de son tuteur, Oronte. Si cette pièce a obtenu un franc succès, on peut également imaginer à quel point elle a dû choquer. Car sous des dehors naïfs, la petite Agnès cache un autre caractère. Une scène (acte II, sc. 5) montre à quel point elle peut faire tourner Arnolphe en bourrique. Lorsqu'il lui demande quelles sont les nouvelles, elle lui dit que le petit chat est mort. Bon, certes, c'est bien malheureux pour la pauvre bête, mais elle se garde bien de lui dire qu'elle a vu Horace. Arnolphe est obligé de lui tirer les vers du nez car elle ne répond que par de petites phrases. Peur d'en dire trop ? Et puis, il y a ce passage, fabuleux, lorsqu'elle lui annonce, toujours aussi naïvement (mon oeil ! ) qu'elle a vu Horace et qu'elle ne comprenait pas lorsque la voisine disait qu'elle l'avait blessée. Elle voulut aussitôt réparer sa faute : Agnès. Voilà comme il me vit, et reçut guérison. Vous-même, à votre avis, n'ai-je pas eu raison ? Et pouvois-je, après tout, avoir la conscience De le laisser mourir faute d'une assistance, Moi qui compatis tant aux gens qu'on fait souffrir Et ne puis, sans pleurer, voir un poulet mourir ? [...] Arnolphe. Non. Mais de cette vue apprenez-moi les suites, Et comme le jeune homme a passé ses visites. Agnès. Hélas ! si vous saviez comme il était ravi, Comme il perdit son mal sitôt que je le vi, Le présent qu'il m'a fait d'une belle cassette, Et l'argent qu'en ont eu notre Alain et Georgette, Vous l'aimeriez sans doute et diriez comme nous... Arnolphe. Oui. Mais que faisait-il étant seul avec vous ? Agnès. Il jurait qu'il m'aimait d'une amour sans seconde, Et me disait des mots les plus gentils du monde, Des choses que jamais rien ne peut égaler, Et dont, toutes les fois que je l'entends parler, La douceur me chatouille et là dedans remue Certain je ne sais quoi dont je suis toute émue. Arnolphe, à part. Ô fâcheux examen d'un mystère fatal, Où l'examinateur souffre seul tout le mal ! (À Agnès.) Outre tous ces discours, toutes ces gentillesses, Ne vous faisait-il point aussi quelques caresses ? Agnès. Oh tant ! Il me prenait et les mains et les bras, Et de me les baiser il n'était jamais las. Arnolphe. Ne vous a-t-il point pris, Agnès, quelque autre chose ? (La voyant interdite.) Ouf ! Agnès. Hé ! il m'a... Arnolphe. Quoi ? Agnès. Pris... Arnolphe. Euh ! Agnès. Le... Arnolphe. Plaît-il ? Agnès. Je n'ose, Et vous vous fâcherez peut-être contre moi. Arnolphe. Non. Agnès. Si fait. Arnolphe. Mon Dieu, non ! Agnès. Jurez donc votre foi. Arnolphe. Ma foi, soit. Agnès. Il m'a pris... Vous serez en colère. Arnolphe. Non. Agnès. Si. Arnolphe. Non, non, non, non. Diantre, que de mystère ! Qu'est-ce qu'il vous a pris ? Remarquez à quel point elle le fait attendre, à quel point ses paroles sont ambiguës. Tous les sous-entendus peuvent se percevoir, ce qui induit le barbon en erreur. Et après, on me fera croire que cette Agnès est une ingénue ? Je pense que Molière a joué justement avec cela. Et c'est bien d'ailleurs ce qui lui vaudra le courroux de ses détracteurs (vous me direz, quand on veut trouver quelque chose à redire, on trouve toujours) qui estimaient que les bienséances n'étaient pas respectées, qu'il y avait trop d'obscénités. Bref, pour revenir à notre Agnès, elle finit quand même enfin par lâcher : Agnès. Il m'a pris le ruban que vous m'aviez donné. À vous dire le vrai, je n'ai pu m'en défendre. Arnolphe, reprenant haleine. Passe pour le ruban. Mais je voulais apprendre S'il ne vous a rien fait que vous baiser les bras. Agnès. Comment ? est-ce qu'on fait d'autres choses ? "Est-ce qu'on fait d'autres choses ," ose t-elle répondre !!! Allez, je sais bien qu'elle a été élevée dans un couvent mais quand même ! Ah, il est fort ce Molière, très fort ! Et sous une apparente simplicité se cache là quelque chose de mordant, de féroce. Qu'on vienne après me dire que Molière, "c'est trop gnan gnan !" Lien : http://www.lydiabonnaventure.. + Lire la suite