Bouddhisme Zen et psychanalyse

Télécharger Bouddhisme Zen et psychanalyse PDF Livre Erich Fromm - En confrontant Bouddhisme Zen et psychanalyse, on se trouve face à deux systèmes traitant l'un et l'autre d'une théorie sur la nature de l'homme et d'une méthode pour assurer son bien-être. Chacun d'eux est l'expression typique d'un mode de pensée, oriental et occidental. Le Bouddhisme Zen est le mariage de l'abstraction et la rationalité de l'Inde avec le réalisme et le sens pratique de la Chine. La psychanalyse es...
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Details of Bouddhisme Zen et psychanalyse
| Book's Title | Bouddhisme Zen et psychanalyse |
| Author | Erich Fromm |
| ISBN-10 | 2130575943 |
| Publication's Date | 13/05/2009 |
| Category | Pratique |
| Tags | |
| Customer's Rating | 3.8 stars of 5 from 5 Readers |
| Filename | bouddhisme-zen-et-psychanalyse.pdf |
| Filesize | 26.78 MB (current server's speed is 26.27 Mbps |
Besides Bouddhisme Zen et psychanalyse, Erich Fromm also write another book such as Plaidoyer pour le bonheur, Le Livre tibétain de la Vie et de la Mort, L'Art du bonheur : Sagesse et sérénité au quotidien, Le Miracle de la pleine conscience - Manuel pratique de méditation, L'Infini dans la paume de la main : Du big-bang à l'éveil, Psychanalyse des contes de fées, Cinq leçons sur la psychanalyse, Les Mots pour le dire, Et Nietzsche a pleuré, Introduction à la psychanalyse, Séminaire de psychanalyse d'en.., Enseignement de 7 concepts c.., Inhibition, symptôme et angoisse, Psychanalyse 6 heures 1/4, La névrose infantile de la psy.., Tintin chez le psychanalyste, L'art d'aimer, Avoir ou être, Le langage oublié, La passion de détruire : Anato.., La Peur de la liberté, Le coeur de l'homme
Tout en soulignant certaines différences de méthodes, plusieurs psychanalystes n'hésitent pas à voir en Shâkyamuni un génial précurseur oriental de la psychologie occidentale des profondeurs. Un autre grand disciple de Freud - également dissident de l'orthodoxie freudienne -, le psychanalyste américain Erich Fromm, organisa en 1957 au Mexique un séminaire sur le thème : « Bouddhisme zen et psychanalyse », auquel participèrent une cinquantaine de psychiatres et de psychanalystes. Invité d'honneur, D. T. Susuki prononça une longue allocution portant notamment sur les concepts du moi et de l'inconscient dans le bouddhisme zen. L'intervention de Fromm - profondément remaniée pour l'édition de son livre, tant sa pensée évolua après cette rencontre - visait à souligner les nombreux points de contact entre le Zen et la psychanalyse, tout en désignant quatre grands pôles de convergence.Le premier a trait à « l'orientation éthique commune au Zen et à l'analyse : le dépassement de l'avidité - que ce soit une avidité matérielle, ou de gloire, ou de tout autre objet - est une des conditions de l'accomplissement zen. Tel est également le but précis que recherche la psychanalyse [1] ».Le deuxième concerne l'indépendance affirmée des deux systèmes vis-à-vis de toute forme d'autorité : « Une des raisons principales des critiques de Freud contre la religion est d'avoir découvert dans la soumission à Dieu un substitut illusoire pour l'ancienne soumission à un père punitif et protecteur. Dans la croyance en Dieu, l'homme, selon Freud, prolonge sa dépendance infantile au lieu d'assumer la maturité, ce qui signifie ne dépendre que de ses propres forces. Qu'aurait pensé Freud d'une “religion” qui déclare : “quand vous avez prononcé le nom du Bouddha, allez vous rincer la bouche” ? Qu'aurait-il pensé d'une religion qui ne connaît ni Dieu, ni autorité irrationnelle d'aucune forme ? Dont le but véritable est de libérer l'homme de toute dépendance, de le vivifier, de lui montrer qu'il est lui-même - et personne d'autre - responsable de son destin. [2] »Fromm souligne ensuite que cette attitude d'opposition à l'autorité exige néanmoins, dans le Zen comme dans la psychanalyse, le soutien temporaire d'un « guide », d'un homme qui soit passé par l'expérience que le patient (ou le disciple) doit entreprendre. Là aussi, l'analyste comme le maître zen doivent être lucides sur les mécanismes de dépendance qui s'instaurent dans un premier temps dans la relation, et inciter ensuite le patient ou le disciple à se libérer du lien qui les attache à la parole ou à la personne de son guide.Quatrième pôle de convergence : de même que l'analyste doit aider le patient à « percer les fictions qui lui encombrent l'esprit et à devenir conscient de ce dont il n'était pas conscient » en écartant toute « tentative de rationalisation, toute béquille, jusqu'au moment ou le patient ne parviendra plus à se dérober », de même le maître zen « accule son disciple » et lui interdit, notamment par la méthode des koans, « toute échappatoire intellectuelle [3] ».Enfin et surtout, Fromm tente de souligner la similitude de finalité entre les deux systèmes : l'illumination (satori) pour le Zen et la transformation de l'inconscient en conscient pour la psychanalyse. Fromm conclut son exposé par ces propos enthousiastes : « La connaissance du Zen et l'intérêt qu'on y prend peuvent avoir l'influence la plus fructueuse et la plus illuminante sur la théorie et la pratique de l'analyse. le Zen, pour différent de la psychanalyse qu'il soit dans sa méthode, peut aiguiser l'attention, jeter une lumière nouvelle sur la notion de la vision intérieure. Il peut donner un sens plus élevé à ce qui est à découvrir, à ce qui doit devenir créateur [...]. Par son opposition absolue à l'intellectualisation, à l'autorité, à la duperie de l'Ego, par son insistance sur l'idéal de bien-être, la pensée zen approfondira et élargira l'horizon de l'analyste. Elle l'aidera à atteindre une conception plus absolue sur la saisie de la réalité en tant qu'idéal d'une perception pleinement consciente [4]. »Mais le psychanalyste américain entend aussi montrer que l'analyse peut être utile au disciple zen « comme un secours contre le danger d'une fausse illumination purement subjective et fondée sur un phénomène psychotique ou hystérique, ou sur un état de transe provoqué par une autosuggestion. L'éclaircissement de l'analyse pourrait aider le disciple zen à écarter les illusions, dont l'absence est la condition même de l'illumination [5] ».Source : Frédéric Lenoir, La rencontre du bouddhisme et de l'occident, Albin Michel (pp. 252-54) __________________ 1. Erich Fromm, D.T. Susuki, Richard de Martino, Bouddhisme zen et psychanalyse, 1960, P.U.F., 1971, p. 139. 2. Id, ibid., p. 140. 3. Id, ibid., p. 142. 4. Id, ibid., pp. 156-57. 5. Id, ibid., + Lire la suite
Ce ne sont ni son entraînement philosophique, ni son austérité morale, ni son ascétisme qui en fin de compte amenèrent le Bouddha à son illumination. Le Bouddha ne l'a atteinte qu'après avoir renoncé à toutes ces pratiques superficielles qui forment le cercle des circonstances extérieures de notre vie. Intellectualisme, conceptions, moralisme ne sont nécessaires que pour réaliser leurs propres limitations. L'exercice du koan vise à amener tout cela dans notre intériorité profonde. + Lire la suite